La Sépaq continue d'engouffrer des fonds publics pour entreposer une passerelle semi-submersible non-fonctionnelle, à la chute Montmorency. Le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin, a confirmé à Cogeco Nouvelles que 5500$ devront être dépensé encore cet hiver, pour l'hivernation de la structure. C’est donc un total de 72 500$ qui aura été dilapidé en trois ans pour sécuriser une passerelle flottante dont on ignore si elle sera un jour déployée au pied de la chute.
Le projet d’aménagement de cet ouvrage a été annoncé en 2018 par la Sépaq et le gouvernement libéral de Philippe Couillard. Une passerelle semi-submersible novatrice devait permettre aux visiteurs d’admirer la chute Montmorency de très près en marchant d’une rive à l’autre.
Huit ans plus tard, la passerelle n’est toujours pas accessible au public en raison des défis techniques auxquels elle fait face. Le va et vient de la marée serait un obstacle majeur à son déploiement.
En 2024, la Sépaq a déposé une poursuite contre la compagnie qui l’a conçue. Le document allègue que la passerelle est un ouvrage impossible à installer et à pérenniser. Elle réclame le remboursement de tous les montants investis, soit 16,7 M$.
Le porte-parole de la Sépaq a refusé de répondre à nos questions en ce qui concerne la prochaine date d’audience et une éventuelle mise au rencart définitive de la passerelle semi-submersible, prétextant que le dossier est présentement devant les tribunaux.
Source: Cogeco Nouvelles / Richard Courchesne