Les victimes de violence conjugale sont particulièrement touchées par les traumatismes crâniens, soutient Guylaine Simard, directrice du Refuge pour les femmes de l'ouest de l'île et membre de l’Alliance MH2, qui souhaite sensibiliser le public sur ses conséquences graves au cerveau.
Selon une étude, 75 % des femmes victimes de violences conjugales physiques subissent au moins une lésion cérébrale, ce qui entraîne des symptômes invisibles comme des troubles de mémoire, qui impactent leur crédibilité devant la justice.
Le dépistage et le diagnostic restent également difficiles, explique-t-elle, faute de ressources et de sensibilisation dans le système de santé québécois.
«On est habitué de voir toutes ces conséquences-là chez les joueurs de football. On a entendu parler beaucoup des commotions cérébrales dans le milieu sportif, mais quand on a commencé à en parler en violence conjugale, on se disait: “Oh mon Dieu, ça vient tellement éclairer”. Puis les femmes arrivent chez nous en maison d'hébergement, puis on peut observer les symptômes, les maux de tête, les étourdissements, les engourdissements, la fatigue, les troubles de sommeil, l'anxiété, la dépression.»
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