Guillaume Bouvrette, président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, pointe du doigt une «culture du silence et de terreur» au sein de l'État québécois, après le congédiement d'un lanceur d'alerte, qui s'inquiétait de possibles augmentations de coût de la filière batterie.
Selon lui, le gouvernement de la CAQ est devenu «arrogant» et gouverne «en fonction du vent politique», sans consulter les experts, ce qui les mène à mettre à la porte des fonctionnaires qui exposent des dossiers chauds de l'État.
Il rappelle que la Loi sur les protecteurs d'alerte existe pour que les travailleurs de la fonction publique soient protégés de toute réprimande s'ils exercent leur travail dans l'intérêt public.
«C'est pas le seul exemple qu'on a où des professionnels ont soulevé des problèmes dans divers dossiers et qui ne sont pas écoutés, on comprend que c'est la prérogative finalement du poids politique de prendre les décisions. Mais quand on choisit trop souvent d'ignorer les avis d'experts, il ne faut pas s'étonner qu'on fasse des erreurs monumentales par moments, parce qu'ils ont le service public à cœur, prennent d'autres moyens qui sont peut être pas toujours les meilleurs, mais pour que ces informations-là soient connues du public et pour que collectivement on prenne les meilleures décisions.»
Écoutez Guillaume Bouvrette donner son point de vue dans l'extrait ci-dessus