Dre Marie-Frédérique Allard, médecin spécialisée en psychiatrie légale, aborde les impacts qu'aura la loi 23, qui permet de détenir, contre leur gré, des individus souffrant de maladies mentales graves qui mettent leur sécurité ou celle des autres en jeu.
Ce projet de loi, adopté lors de la dernière session parlementaire, élargit les critères d'hospitalisation forcée de la loi P-38 en remplaçant la notion de « danger grave et immédiat » par celle de simple « risque ».
Selon la Dre Allard, cette nouvelle loi, dont elle prévoit l'entrée en vigueur dans un an, permettra de simplifier le fonctionnement du système.
«Avec la loi 23, la différence, c'est qu'on aura plus besoin d'aller chercher la garde provisoire. Toute de suite, on va faire la garde temporaire et nos examens, donc on vient de passer une étape où il y avait des gens qui étaient relâchés.»
Elle espère toutefois que le gouvernement s'attaquera aux causes de ces crises de santé mentale, comme l'itinérance et la précarité financière, rappelant que cette loi ne doit rester qu'un dernier recours.
Écoutez l'entrevue complète avec Dre Allard ici.