À l'aube de la rentrée scolaire, le gouvernement s'est montré optimiste en dévoilant qu'il y avait présentement 3 132 postes d’enseignants non comblés, ce qui est loin d'être une bonne nouvelle selon la Fédération autonome de l’enseignement.
Bien qu'il s'agisse d'un chiffre moins élevé que celui de l'an dernier, Annie-Christine Tardif, vice-présidente à la vie professionnelle de la FAE, explique qu'on ne peut pas comparer ces deux données, la méthode de compilation ayant été modifiée par le ministère de l'Éducation.
Même si Mme Tardif se dit consciente que l'idée de n'avoir aucun poste vacant est irréaliste, elle déplore que ces postes soient attribués à du personnel non légalement qualifié.
«C'est une occasion de répéter notre message comme quoi il y a un problème d'attraction et de rétention dans le système d'éducation.»
Selon elle, les stages non rémunérés, les compressions budgétaires et les conditions de travail difficiles expliquent notamment cette désaffection. Mme Tardif propose des solutions pour rendre le baccalauréat en enseignement plus attrayant et améliorer la rétention du personnel.
Écoutez l'entrevue ici.