Yannick Dufresne, professeur titulaire au Département de science politique de l'Université Laval, fait partie du comité qui a mis en place la Boussole électorale en 2011.
De passage en studio, il explique que cette plateforme a connu un succès inattendu dès sa première année et est aujourd'hui utilisée aux quatre coins du monde. La Boussole électorale serait d'ailleurs encore plus populaire en Australie qu'au Québec.
M. Dufresne affirme que la mouture québécoise est bien différente de celles que l'on retrouve ailleurs, puisqu'elle doit mesurer les enjeux identitaire et constitutionnel.
Afin de garantir la fidélité des positions affichées, les partis politiques répondent eux-mêmes au questionnaire pour se situer sur les différents axes.
Le politologue souligne toutefois que les formations politiques n'ont pas accès aux réponses des participants. Celles-ci sont plutôt transmises aux médias ou servent à la rédaction d'articles scientifiques.
L'enseignant rappelle enfin que l'objectif de la Boussole électorale n'est pas de dire aux citoyens pour qui voter, mais bien de vulgariser les différentes plateformes électorales.
«L'idée est de provoquer un raisonnement. Y'a plein de raisons pour ne pas voter pour un parti qui pense comme vous.»
Écoutez l'entrevue ici.