Depuis plus de 25 ans, la chaîne Ashton, institution fondée en 1969, transforme la rigueur de l'hiver en véritable fête populaire. Après une brève pause durant la pandémie, les célèbres rabais météo de janvier font leur retour actuellement, au grand plaisir des Québécois. Le concept reconnu est simple et audacieux: le pourcentage de rabais accordé sur la poutine équivaut à la température la plus froide enregistrée le matin même (avec un minimum garanti de 10 %). Plus il fait froid, moins c'est cher !
Cette initiative dépasse le simple marketing. Elle agit comme un baume pour les météo-sensibles. En ce mois de janvier, où la fatigue et la baisse de concentration liées au trouble affectif saisonnier (TAS) pèsent lourd, se rassembler autour d'une poutine fumante offre un réconfort essentiel. Longtemps perçue comme un plat rustique, la poutine est aujourd'hui un emblème de l'identité québécoise moderne. En alliant humour et solidarité face au froid, Ashton prouve que l'on peut mordre dans l'hiver à pleines dents, une bouchée de fromage en grains à la fois.
Véritable symbole de l'identité culinaire québécoise
La poutine affiche une popularité impressionnante qui ne se dément pas. Des sondages révèlent que près de 8 Québécois sur 10 succombent au moins une fois par an à ce plat emblématique, dont 25 % qui en consomment sur une base mensuelle.
En poussant l'analyse et en faisant un calcul rapide basé sur la population actuelle, on peut aisément affirmer qu'il se mange plus de 7 millions de poutines au Québec chaque année. Ce chiffre vertigineux confirme que ce mélange de frites, de fromage en grains et de sauce brune n'est pas qu'un simple repas, mais un véritable moteur de l'économie gourmande et un pilier de notre culture.