Avec six féminicides recensés au Québec depuis le début le début de l'année, l'urgence est criante. La professeure et chercheuse à l’école de travail social et de criminologie de l’Université Laval, Catherine Rossi, nous aide à décoder les signes invisibles d'un contrôle qui peut devenir fatal.
Au micro de Dupont le matin, elle rappelle que le féminicide n'est souvent que la pointe de l'iceberg d'un processus de contrôle coercitif bien ancré dans une relation.
Contrairement aux idées reçues, la violence physique n'est pas toujours le premier signal d'alarme. L'isolement progressif, la surveillance des sorties et le contrôle du téléphone sont des tactiques insidieuses qui installent une dynamique de peur.
«Ce sont les cas en amont qui sont les plus problématiques», souligne l'experte, précisant que le moment le plus dangereux pour une femme demeure celui où elle manifeste l'intention de quitter la relation.
Pour briser ce cycle, la chercheuse prône un changement de discours social et une éducation aux relations saines dès le plus jeune âge.
Écoutez l'entretien pour apprendre à déceler les signaux d'alarme et découvrir les ressources d'aide disponibles.