Alors que le nouveau chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, entame sa première tournée médiatique, une question posée en mêlée de presse a fait réagir: le Québec est-il prêt pour un premier ministre homosexuel? Pour l'analyste Nathalie Normandeau, ce débat révèle un double standard persistant dans la culture politique québécoise.
À peine couronné chef du PLQ, Charles Milliard a dû répondre à une question: le Québec est-il prêt pour un premier ministre homosexuel ? Bien que la question ait suscité un certain malaise en studio et une vague d'indignation sur les réseaux sociaux — les auditeurs dénonçant massivement une intrusion dans la vie privée — Nathalie Normandeau, elle, estime que la question est légitime, tout en posant un diagnostic provocateur.
« Le Québec est davantage prêt pour un premier ministre homosexuel que pour une femme première ministre », a-t-elle affirmé au micro du FM93.
Elle rappelle que l'histoire du Québec ne compte qu'une seule femme à la tête du gouvernement, Pauline Marois, dont le mandat minoritaire n'a duré que 18 mois. Selon l'analyste, la compétence prime aux yeux des Québécois, mais les barrières pour les femmes demeurent, ironiquement, plus hautes que celles liées à l'orientation sexuelle en 2026.
Milliard : le défi de la notoriété
Au-delà de sa vie personnelle, Charles Milliard fait face à un défi de taille : se faire connaître. Selon un sondage Léger de janvier 2025, 64 % des répondants affirment ne pas le connaître, comparativement à seulement 23 % pour Paul St-Pierre Plamondon.
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