Louise Roussel, directrice de production et de l'exploitation au Théâtre Le Diamant à Québec, se trouvait à New York pour le montage d'une pièce lors des attentats du 11 septembre 2001.
Elle raconte avoir appris la nouvelle en entrant dans une quincaillerie déserte où tous les employés étaient rivés devant la télévision. Alors en plein cœur de Manhattan, à une quarantaine de rues des tours jumelles, elle apercevait clairement « la grosse colonne de fumée ».
Elle est alors allée rejoindre l'équipe de Québécois qui travaillait sur la pièce pour leur apprendre la nouvelle. Elle décrit un « climat de panique » et se rappelle même avoir pensé qu'une guerre venait d'être déclenchée.
Les jours suivant le drame, l'absence de réseau cellulaire pendant 48 heures a fait craindre le pire à leurs familles au Québec, demeurées sans nouvelles. Malgré l'horreur, elle qualifie l'événement de « l'une des plus grandes expériences humaines » de sa vie, marquée par la solidarité exceptionnelle entre New-Yorkais.
Écoutez l'entrevue ci-dessus.