Les grandes plateformes montrent plus d'ouverture qu'on le pense devant le gouvernement du Québec pour mettre de l'avant davantage de contenu francophone dans le cadre de la Loi sur la découvrabilité de contenus francophones, du ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe.
C'est ce que révèle ce dernier, en entrevue au micro de Stephan Dupont, qui confirme que son ministère est en discussions avec les géants du web.
Concernant son rapport de force contre les Spotify ou encore Netflix de ce monde, M. Lacombe souligne que le Québec «ne s'isole pas» et qu'il y a une unanimité à l'Assemblée nationale pour encadrer ces multinationales, contrairement au Parlement d'Ottawa.
«Le plein effet de la loi, n'est pas visible en ce moment, parce que, là, on a adopté la loi. La loi nous donne le pouvoir d'agir, ce qu'on n'avait pas avant. Par contre, il faut adopter les règlements qui sont un peu le nerf de la guerre, parce que c'est vraiment les détails de comment on va faire cet encadrement-là. Mais je dirais par contre que je vois déjà un peu les choses changer. Peut-être deux choses. Premièrement, il nous téléphonent proactivement pour s'asseoir avec nous, puis discuter [...] Puis deuxièmement, je sais pas si c'est le hasard, mais bon, je sais pas, j'ai vu une offensive sur YouTube l'autre jour, de contenu québécois qui est mis de l'avant.»
Le ministre se confie aussi sur la chance qu'il a eue d'avoir beaucoup de stabilité au sein du conseil des ministres, restant ministre de la Famille durant quatre ans, puis un autre quatre ans comme ministre de la Culture.
Il explique que la CAQ l'a approché à plusieurs reprises pour joindre le parti il y a plusieurs années, et qu'il a refusé des offres notamment pour s'occuper de ses enfants, avant de finalement accepter de se lancer en politique.
Mathieu Lacombe aborde également l'importance d'encadrer l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le milieu de la culture.
Écoutez l'entrevue avec Mathieu Lacombe dans l'extrait ci-dessus