Rafael Jacob, chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand et expert en politique américaine, explique que Donald Trump utilise une nouvelle voie pour tenter d'imposer des tarifs américains au Canada.
Hier, Donald Trump a signé un décret pour imposer de nouveaux tarifs de 50 % sur des biens canadiens comme les produits laitiers, l'alcool, et les automobiles qui entreraient en vigueur dans 30 jours.
Puisque sa précédente salve de tarifs avait été déboutée devant les tribunaux, le président américain se tourne cette fois-ci vers une loi de 1930 qui lui permettrait de répondre aux pratiques «discriminatoires» du Canada qui a retiré l'alcool américain de ses tablettes.
«Ce qui est très clair, c'est que Donald Trump veut imposer des tarifs, qu'il va essayer d'utiliser à peu près n'importe quel moyen inimaginable pour le faire, qu'il va y avoir un flou par rapport à ça et qu'on risque d'avoir cette dynamique là jusqu'à ce qu'il quitte la Maison-Blanche.»
Rafael Jacob explique que les tarifs américains imposés aux pays historiquement alliés sont très impopulaires dans l'opinion publique aux États-Unis. Toutefois, comme pour la guerre en Iran, Trump ne semble que peu se préoccuper des sondages qui mesurent l'appui à ses mesures.
L'analyste de politique américaine s'est d'ailleurs montré peu convaincu de voir les élections de mi-mandat renverser cette dynamique autoritaire, puisque Trump contourne déjà le Congrès, pourtant contrôlé par son parti, avec la signature de décrets. Selon Rafael Jacob, les tribunaux représentent désormais la seule institution capable d'offrir un contre-pouvoir face au président.
Écoutez l'analyse de Rafael Jacob ci-dessus.