Me Maxime Lapointe, avocat spécialisé en droit de l’immigration, dénonce un certain flou entourant la réouverture du Programme de l'expérience québécoise (PEQ) pour une durée de deux ans, annoncée par la première ministre Christine Fréchette.
À son avis, il est difficile de savoir si certains travailleurs sont restés ou non au Québec durant la période où le PEQ était fermé et souligne une certaine ambiguïté du ministre de l'Immigration, François Bonnardel, à ce sujet, ce dernier ayant imploré aux personnes qui ont quitté le territoire québécois de revenir dans la province.
L'avocat remarque toutefois des avancées dans les dossiers d'immigration, notamment en ce qui a trait aux relations entre le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral, une coordination cruciale pour assurer aux nouveaux arrivants une stabilité.
«On n'est même pas sûr si les gens sont encore ici ou s'ils ont déjà quitté ou sont capables de prolonger un permis de travail, et là, François Bonnardel, à mon avis, l'a complètement échappé. Quand il dit: “Bien, on espère que les gens qui auraient quitté le Québec vont revenir pour postuler au programme”, tu sais, il faut avoir deux ans de travail à temps plein, puis, au dépôt de ton dossier, il faut que tu travailles encore. Donc, si, exemple, un Français qui aurait quitté, revient en visiteur, à mon avis, qui n'est pas éligible.»
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