On sait maintenant que la montée du prix de l'essence, qui affecte nos portefeuilles à la pompe et presque partout ailleurs, est dûe à la situation au Moyen Orient; mais qu'en est-il, plus précisément? Patrick Gonzales, professeur d'économie à l'Université Laval, nous aide à y voir plus clair.
Au micro de Sylvain Bouchard, M. Gonzales commence par expliquer que le coût du passage d'un pétrolier dans le détroit d'Ormuz est passé de 50 000$ américains par jour à 800 000$ aujourd'hui, ce qui explique le prix à la pompe de 2$ le litre que l'on voit maintenant au Québec. Mais le professeur précise que la situation est pire ailleurs, comme en Afrique, en Asie du Sud-Est ou en Europe, où la dépendance plus forte au diesel met encore davantage de pression sur l'économie.
Serait-ce en voie de s'améliorer? Il ne faut pas tenir notre souffle, prévient M. Gonzales, qui pointe à des escarmouches qui continutent au-delà des frontières de l'Iran, dont en Arabie saoudite et au Yémen, et qui fragilisent encore plus la circulation de pétrole.
Écoutez Patrick Gonzales, professeur d'économie à l'Université Laval, à Bouchard en parle ici.