Stephan Dupont s'entretient avec Jean-François Lisée, ancien chef du PQ et chroniqueur politique, qui analyse les différentes stratégies pouvant être adoptées par les chefs à la veille d'un débat télévisé.
D'entrée de jeu, il souligne l'importance de la « pratique », ce qui avantage les candidats ayant déjà participé à ce type d'exercice, notamment lors de courses au leadership.
Questionné sur les défis d'un tel affrontement, M. Lisée rappelle un facteur susceptible de déstabiliser les chefs habitués à contrôler le message en parlant longtemps: chacun d'eux ne disposera que du cinquième du temps de parole.
Même s'il peut être tentant pour un aspirant premier ministre d'interrompre un adversaire qui véhicule une information erronée, l'analyste prévient que cette tactique est un couteau à double tranchant. En effet, les Québécois n'aiment pas les candidats perçus comme malpolis et favorisent plutôt ceux qui se montrent à l'écoute et sympathiques.
M. Lisée rappelle que le débat constitue souvent un premier contact pour les électeurs qui ne s'étaient pas informés auparavant.
Enfin, il souligne l'importance du langage non verbal, notant que l'équilibre entre le sourire et la neutralité du visage est parfois difficile à maintenir de façon naturelle.
Écoutez l'entrevue avec M. Lisée ci-dessus.