Marie-Jeanne Léonard, doctorante en psychologie à l'UQAM, présente une étude menée auprès de 232 élèves du secondaire montrant que la mentalité complotiste est liée à un manque d'autonomie, de compétence ou d'appartenance.
Selon les conclusions, lorsque l'un de ces trois besoins psychologiques fondamentaux n'est pas rempli, il engendre une frustration envers la société qui, à son tour, mène au complotisme. Un sentiment récurrent évoqué est celui de «subir sa vie plutôt que la diriger selon ses propres désirs».
«On peut retrouver un sentiment de contrôle à travers le complotisme, parce qu'on pense découvrir ce qui se passe réélement derrière les rideaux.»
Mme Léonard suggère donc une meilleure compréhension de ces besoins psychologiques ainsi qu'une meilleur intégration de ces jeunes à l'école. Elle souligne également que le dialogue parental est fondamental.
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